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Castres


Castres


Castres doit son nom et ses origines à une agglomération fortifiée du Haut-Moyen-Age, un castrum, constitué autour du monastère bénédictin fondée vers 810. La ville connut des afflux de pèlerins grâce aux reliques de Saint Vincent. Dès lors les avantages de la situation et du site s'affirmèrent : le franchissement aisé de l'Agout grâce à un gué, la possibilité de contrôler l'une des routes du Rouergue à la Méditerranée, le contact de région économiquement complémentaire, le Massif >Central et les plaines d'Aquitaine. Un e forteresse s'éleva, un marché s'ouvrit, l'industrie apparut bientôt au bord de l'eau.
Au XIIe, beaucoup de Castrais avaient embrassé le catharisme, mais la ville fut des premières à se soumettre après la chute de Carcassonne (1209). L'établissement au XIIIe, de plusieurs couvents d'ordres mendiants révèle une cité prospère. La création d'un évêché en 1317 affermit ce rôle de capitale. Rien ne remettra en cause durablement ce dynamisme. Dès le XVIe, c'est une ville peuplée, industrielle et commerçante. Dès 1562, la Réforme est maîtresse à Castres, ce qui lui vaudra l'arasement de ces murs en 1629. Mais la politique anti-protestante de Louis XIV fit exiler de nombreux huguenots, privant la ville de son dynamisme. A la vielle de la Révolution, la ville est l'une des premières de la Généralités de Toulouse et la Constituante en fait le chef-lieu du Tarn (1791), mais elle est déchue de ce titre en 1797, en raison de son royalisme. Castres reste encore une ville prospère en 1914 avec son industrie textile, du bois, du métal et ses deux régiments.
Aujourd'hui, après avoir vivoté à l'entre deux guerres, Castres a connu depuis 1950 une extraordinaire extension et une grande mutation économique. La population atteint presque 50 000 personnes. Cela grâce à la construction de nouveaux quartiers et à la rénovation du centre, a l'augmentation des activités du tertiaire et à la restructuration des industries.

Visite :

  • Hôtel d'Olès dit De Nayrac demeure de 1620 par un riche marchand présente une façade en brique, cas rare à Castres.
  • Hôtel de Viviès conçu à la fin du XVIe, avec son portail monumental surmonté d'un tabernacle richement sculpté permet d'accéder à la cour intérieure. Les trois façades sont remarquables par leur ordonnance et leur régularité qui n'exclut pas d'ailleurs la variété.
  • L'église Notre Dame de la Platée, a l'origine était une chapelle (IXe). L'édifice du Moyen-Age a été détruit par les calvinistes pour renforcer les murailles de ses pierres. L'église actuelle date de 1755, elle est de style baroque. Sa façades se compose de deux étages (l'un dorique, l'autre ionique) couronnés d'un fronton triangulaire. A l'intérieur, l'assomption en marbre de Carare et l'orgue restauré en 19802. Le clocher, abrite un carillon de 25 cloches, restauré en 1976.
  • La cathédrale Saint Benoît s'annonçait comme l'un des plus grands édifices baroques de France, mais le chantier fut interrompu de 1682 à 1709. A cette date, on se borna à terminer le choeur, ce qui fait qu'elle a été réduit de moitié en longueur par rapport au plan initial. De dehors, elle est simplement crépie, les pierres étant réservées aux angles et portails. A l'intérieur, le visiteur est frappé par l'importance de sa nef unique et la profusion de décoration, voûtes, piliers et murs sont entièrement peints.
  • Le jardin de l'évêché L'hôtel de ville, ancienne cité épiscopale construite de 1669 à 1673 sur l'emplacement de l'ancien monastère roman du XIIe dont il ne reste que la tour Saint Benoît, ses deux bas étages sont du moyen-âge, alors que le dernier, coiffé du balustrade et d'une flèche en ardoise est du XVIIe. La façade constitue une oeuvre de sobre élégance classique. Il abrite le Musée Goya, musée classé de France, qui expose la plus importante collection publique nationale d'art espagnol; des peintures du XIVe côtoient celles de Francisco Goya (1746-1828).
    Le jardin de l'évêché dont les plans furent dessinés par Le Nôtre constitue un bel exemple de jardin à la française.
  • Le musée Jaurès expose des objets ayant appartenu à ce castrais ainsi que des documents relatifs à sa vie à Castres.
  • La place Jean Jaurès, construite de 1830 à 1872 sur l'emplacement d'un ancien couvent, s'entoure de façades classiques taillés dans le grès des carrière voisines de Navès. A ses extrémités, la statue de Jean Jaurès et une fontaine, reproduction à échelle réduite d'une de celles de la place e la Concorde.
  • Les maisons sur l'Agout Les maisons sur l'Agout, étaient occupées jusqu'au siècle dernier par des tanneurs et des teintures. Aujourd'hui, c'est une image familière de Castres avec leurs particularités : polychromie et variété. Les parties basses en pierre furent construites dès le XIVe.
  • L'église Saint Jacques dont le clocher-porche est l'un des rares vestiges des édifices castrais du XIVe et dont la partie supérieure a été remanié au XIXe, a été construite au XVIIe.

Aux environs de Castres se trouve Burlats, au débouché des dernières gorges de l'Agout, où les Trencavel possédaient un château et qui fut ceinturée d'un rempart jusqu'au XVIIIe dont il ne reste que la porte de la Bistoure. Au siècle dernier, Burlats était réputé pour ses fraises, et son industrie (papeterie, filature, tissage), mais cela n'est plus. Vous y visiterez, l'ancienne collégiale Saint Pierre, occupée par l'école et la mairie, avec son chevet du début du XIIe et deux portails inspirés de l'art roman de l'ouest (entrée encadrée par deux fausses portes latérales); mais aussi le pavillon d'Adélaïde, exemple très rare de maison civile romane, qui comporte au second étage 5 grandes fenêtres géminées aux chapiteaux abondamment décorés.



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Date de la dernière modification : 25 avril 2007
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